Poésie de vacances

La toilette

Face au miroir de sa chambrée,
Une femme fait sa toilette :
Dispose d’abord ses lunettes
Sur son front vif et coloré.

Ensuite, elle enfile une robe
Et puis dispose sur ses lobes
Deux charmantes boucles d’oreilles.
Devant sa glace, elle s’émerveille.

Elle poursuit par sa parure
Pour rehausser sa beauté pure :
De jolies perles de culture,
Prête à partir pour l’aventure,
Une bague ornée de diamants
Pour compléter son chapeau blanc.

Pour terminer – car il est tard
Et son mari l’attend au bar – ,
Sur le globe de ses yeux noirs,
Elle dépose un plaisant fard ;
Puis elle ferme les paupières
Pour chasser le froid de l’hiver.

L’amour fait-il notre bonheur ?

Trouvons, en l’amour, le bonheur,
Ce sentiment d’être à toute heure
Enivré par une liqueur
Cédée par notre esprit rêveur
Qui désormais jamais ne pleure
Comme un arbre, un saule pleureur,
Sur la berge, près des rameurs.

Toutes les civilisations
Exécutent cette mission –
Celle de s’adorer sans cesse
Et profiter de cette ivresse.

Cependant, seule une partie
Respecte les ardeurs amies
De tous leurs bons individus,
Une fois leur charme mis à nu.

A tout moment et en tout lieu,
Ils se rencontrent, deux par deux,
Selon leurs liens et leurs attraits.
Là, Cupidon tire un long trait
Qui, dès lors, allume un grand feu
Qui unit les deux amoureux.

Si cet amour est passionné
Et s’ils peuvent se supporter,
Les amants décident alors
De s’adorer jusqu’à la mort.

A l’unisson, leur cœur fourmille.
Puis, ils fondent une famille.
Ils vont sur le même chemin
Et prennent leur destin en main.

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