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CAKE ! CAKE ! CAKE !

Je suis énervé aujourd’hui, alors pour une fois, je ne vais pas vous dire bonjour. J’ai commencé il y a peu de temps Fake ! Fake ! Fake ! de Zoë BECK, un roman (si on peut appeler ça un roman) qui m’a révolté. C’est même le pire ouvrage que j’aie jamais lu. J’ai décidé d’écrire cet article pour que vous évitiez de gâcher votre temps de vie à lire ces deux cents vingt pages qui ont fait mourir des arbres sans aucune utilité – sinon celle de m’énerver au plus haut point.

L’intrigue en quelques mots : Edvard, 14 ans, est un ado mal dans ses baskets, principalement car il se fait harceler par Henk et sa bande, et de plus la jeune fille qu’il aime, Constance, l’ignore complètement. Pour tenter de la séduire, il crée un compte Facebook où l’ado complexé devient Jason, un américain venu passer ses vacances en Allemagne. Constance est séduite par le profil virtuel, et la machine s’emballe, surtout lorsque Edvard décide de « tuer » Jason… D’un autre côté, notre héros (si on peut appeler ça un héros) apprend que son voisin est… l’auteur de son livre préféré ! Le problème, c’est que ce voisin risque d’être expulsé de son domicile pour une sombre question d’héritage…

Je ne sais pas trop par quoi commencer tellement je n’ai pas aimé ce livre (si on peut appeler ça… D’accord, j’arrête). Je peux quand même lui trouver quelques points positifs :

  • La narration sous la forme d’un journal intime aurait pu me plaire si l’auteur n’avait pas choisi de mettre une page par jour au minimum. (Cela m’a énervé dès qu’Edvard n’écrivait qu’un mot de trois lettres par page.)
  • L’histoire proposée au second plan avec M. Tannenbaum, le voisin d’Edvard, commençait à ressembler à quelque chose (même si je n’ai pas terminé le roman).
  • Les questions principales traitées dans ce livre, comme celle de l’adolescence mal vécue ou des conséquences de nos actes sur les réseaux sociaux, m’ont attiré.

Mais le fait est que je n’ai pas du tout, mais alors absolument PAS aimé ce… hem… ce « livre« . Voici mes raisons en trois paragraphes.

  • J’ai été fort désagréablement surpris par l’immense décalage entre le résumé de l’éditeur en quatrième de couverture et l’intrigue en elle-même. Au lieu de parler des dangers des réseaux sociaux comme le suggère le passage publicitaire de la couverture, il s’agit de 220 pages de journal intime en version brouillon qui jette en vrac et sans pitié pour les lecteurs toutes les péripéties de la vie du héros. Au lieu de faire passer un message engagé, j’ai trouvé qu’Edvard nous racontait plutôt… sa vie.
  • Ce journal intime peut être « légitimement » brouillon à cause de son sujet principal, mais il l’est aussi par son style d’écriture ; et ça, je ne l’accepte pas du tout. Dès la première page, on remarque des parenthèses, encore des parenthèses, et même des parenthèses à l’intérieur des parenthèses. C’est vous dire à quel point l’auteure de ce papier toilette (et puis zut) est gonflée. J’avais l’impression que cet emboîtement malsain n’allait jamais se terminer. Ensuite, des mots familiers, voire vulgaires, m’ont poussé à arrêter ma lecture, et pourtant la plupart d’entre vous savez à quel point je suis un grand lecteur.
  • Le personnage d’Edvard était beaucoup trop négatif (vous avez la parole d’un ado). Certes, je peux admettre que certaines adolescences sont difficiles, mais j’ai trouvé que celle d’Edvard était poussée à l’extrême. Donc surtout, s’il vous plaît, s’il vous est déjà arrivé de lire ce livre, ne pensez surtout pas que tous les adolescents ressemblent à cet adolescent « paumé » qui sert de héros à ce roman.

Vous aurez compris que je n’ai pas aimé ce livre, de ce fait, je vous déconseille vivement de l’acheter, ou même de l’emprunter à la bibliothèque, car derrière un mensonge publicitaire collé au derrière de cet « ouvrage » se cache un enfumage parfait sur la vie d’un adolescent du XXIe siècle.

Pas au revoir.